mykérinos

mykérinos
Mykérinos


Mykérinos est le nom grec du pharaon de l'Ancien empire égyptien (IVe dynastie). Sur le Papyrus de Turin, il est appelé Menkaouré. Il aurait régné approximativement de 2532 à 2515 avant notre ère et aurait succédé à Khéphren et précédé Chepseskaf. On lui attribut la plus petite des trois grandes pyramides du plateau de Gizeh.

Le nom de Mykérinos, comme celui de son père Khéphren et celui de son grand père Khéops, reste attaché à l'édification d'une des trois grandes pyramides de Guizeh. Nous ignorons presque tout des événements qui marquent son règne. Le papyrus de Turin indique qu'il aurait régné dix-huit années avant de céder le trône à son fils Shepseskaf, le dernier roi de la IVe dynastie. Hérodote brosse de lui le portrait d'un roi libéral et soucieux d'équité. Il aurait ainsi de lui-même pris la décision de bâtir une pyramide de dimensions beaucoup plus modestes pour ménager son peuple, l'anecdote reste toutefois peu vérifiable. Cette pyramide, qui s'élève à l'extrémité Sud du plateau de Guizeh, ne représente qu'un dixième du volume de la pyramide de Khéops (hauteur 66 m , côté 108 m). Des vestiges du temple funéraire érigé au pied de la pyramide donnent la mesure de la perfection que les architectes de Mykérinos ont recherchée dans la mise en ½uvre de la construction : certains blocs, appareillés à joints vifs, atteignent en effet le poids de 200 tonnes. Beaucoup de sculptures proviennent de ce complexe funéraire, statues du roi en majesté et triades le représentant debout avec la déesse Hathor et des personnifications des nomes d'Egypte. Le règne de Mykérinos, riche de réalisations monumentales, clôt dans l'art égyptien le chapitre des grandes pyramides

# Posté le mercredi 13 février 2008 09:43

merenptah

merenptah
La police dans l'Egypte ancienne

Les pharaons ont très rapidement adjoint à leur administration les services de forces de l'ordre. Plusieurs polices ont ainsi vu le jour, chacune possédant des rôles et des attributions bien définies mais souvent mal connues.
Dans l'Ancien Empire, les Saou-Perou forment le premier de ces corps de police, ils interviennent particulièrement dans les campagnes, leurs rôles étant de maintenir l'ordre sur l'étendue des domaines et de veiller aux versements des différentes taxes.
A partir de l'Ancien Empire, les pharaons se sont munis d'un autre type de policiers pour prévenir les dangers sur les routes caravanières et des incursions des peuples frontaliers ; l'armée étant cantonnée à assurer les frontières et contenir d'éventuelles velléités. Ce deuxième corps s'appelait les Nouou, ces hommes étant rompus à la vie dans le désert. Ces hommes employaient des chiens dressés dans leurs missions.
Ces deux catégories de policiers agissent sur demande de l'administration ou du gouverneur de la province (nomarque).
Lors de la première période intermédiaire, les villes innovent en se dotant d'un nouveau représentant de l'ordre : le supérieur des querelles et, à la XIème dynastie, celle des rois de Thèbes, apparaissent des agents de police fluviale appelés « ceux qui repoussent », ce qui montre bien leur rôle défensif.
Au Moyen Empire, du fait de l'élargissement des frontières et de la reprise de l'activité dans les carrières, la police se structure davantage :
- Les Saou-Perou conservent pour mission principale le maintien de l'ordre et se hiérarchisent. Ils sont dirigés par les Imy Khet saou-perou.
- Les Nouou demeurent semi-nomades. Ils assurent toujours la sécurité des chemins caravaniers et des missions envoyées aux carrières ou aux mines. De plus, on leur confie la charge de pourvoir les temples en gibiers.
- Les nouveaux venus sont les Medjayou d'origine nubienne, intégrés au sein des troupes et remarqués pour leurs connaissance du terrain et leurs facilités d'adaptation aux rigueurs du milieu.
- A l'intérieur des carrières et sur les chemins menant en Nubie, d'autres agents opèrent : ce sont les Meniou Tjesenou qui ont aussi recours aux chiens mais, eux, sont reconnus agents de l'état. Au sein des équipes de carriers, ils ont un rôle de médiation et veillent au bon déroulement des travaux.
Cette tendance à aller vers une police plus spécialisée se confirme durant les périodes suivantes.
Les gardiens des harems et des résidences royales, les Meshekebou, et d'autre part les hommes escortant les scribes percevant les taxes sont également considérés comme faisant partie de la police. Une police des frontières est aussi attestée depuis le Moyen Empire.

Tous ces policiers avaient le statut de fonctionnaires et, de ce fait, étaient rétribués par l'état, dépendaient d'une hiérarchie administrative.


Le cas des Medjayou


Au Moyen Empire, les médjayou étaient intégrés au corps des nouou. Cette communauté s'étoffe à un tel point qu'elle va former une police à part entière.
Déjà, durant la deuxième période intermédiaire, ils étaient intégrés, comme auxiliaires, dans les armées des rois thébains unificateurs de la XVIIème dynastie (Taâ II et Khamosis) luttant contre les hyksôs qui avaient envahis l'Egypte.
Sous les règnes de Thoutmosis III et d'Amenhotep II (Nouvel Empire), ils acquièrent un nouveau statut : ils sont distincts de l'armée et du reste des agents de police. Ils interviennent particulièrement à Thèbes, la capitale, à Coptos, leur principale garnison et dans la vallée des rois pour l'encadrement (surveillance et protection) des membres de la communauté de la Tombe (les artisans de Deir el-médineh). Ils sont dirigés par un Idenou our en medjayou.
Les médjayou ont peu à peu absorbé, sans les abolir, des corps plus anciens (qui sont encore attestés).
Il y a 1 égyptophile sur le site /visitor on the site

# Posté le mercredi 13 février 2008 09:34

la police de l'egypte antique

la police de l'egypte antique
La police dans l'Egypte ancienne

Les pharaons ont très rapidement adjoint à leur administration les services de forces de l'ordre. Plusieurs polices ont ainsi vu le jour, chacune possédant des rôles et des attributions bien définies mais souvent mal connues.
Dans l'Ancien Empire, les Saou-Perou forment le premier de ces corps de police, ils interviennent particulièrement dans les campagnes, leurs rôles étant de maintenir l'ordre sur l'étendue des domaines et de veiller aux versements des différentes taxes.
A partir de l'Ancien Empire, les pharaons se sont munis d'un autre type de policiers pour prévenir les dangers sur les routes caravanières et des incursions des peuples frontaliers ; l'armée étant cantonnée à assurer les frontières et contenir d'éventuelles velléités. Ce deuxième corps s'appelait les Nouou, ces hommes étant rompus à la vie dans le désert. Ces hommes employaient des chiens dressés dans leurs missions.
Ces deux catégories de policiers agissent sur demande de l'administration ou du gouverneur de la province (nomarque).
Lors de la première période intermédiaire, les villes innovent en se dotant d'un nouveau représentant de l'ordre : le supérieur des querelles et, à la XIème dynastie, celle des rois de Thèbes, apparaissent des agents de police fluviale appelés « ceux qui repoussent », ce qui montre bien leur rôle défensif.
Au Moyen Empire, du fait de l'élargissement des frontières et de la reprise de l'activité dans les carrières, la police se structure davantage :
- Les Saou-Perou conservent pour mission principale le maintien de l'ordre et se hiérarchisent. Ils sont dirigés par les Imy Khet saou-perou.
- Les Nouou demeurent semi-nomades. Ils assurent toujours la sécurité des chemins caravaniers et des missions envoyées aux carrières ou aux mines. De plus, on leur confie la charge de pourvoir les temples en gibiers.
- Les nouveaux venus sont les Medjayou d'origine nubienne, intégrés au sein des troupes et remarqués pour leurs connaissance du terrain et leurs facilités d'adaptation aux rigueurs du milieu.
- A l'intérieur des carrières et sur les chemins menant en Nubie, d'autres agents opèrent : ce sont les Meniou Tjesenou qui ont aussi recours aux chiens mais, eux, sont reconnus agents de l'état. Au sein des équipes de carriers, ils ont un rôle de médiation et veillent au bon déroulement des travaux.
Cette tendance à aller vers une police plus spécialisée se confirme durant les périodes suivantes.
Les gardiens des harems et des résidences royales, les Meshekebou, et d'autre part les hommes escortant les scribes percevant les taxes sont également considérés comme faisant partie de la police. Une police des frontières est aussi attestée depuis le Moyen Empire.

Tous ces policiers avaient le statut de fonctionnaires et, de ce fait, étaient rétribués par l'état, dépendaient d'une hiérarchie administrative.


Le cas des Medjayou


Au Moyen Empire, les médjayou étaient intégrés au corps des nouou. Cette communauté s'étoffe à un tel point qu'elle va former une police à part entière.
Déjà, durant la deuxième période intermédiaire, ils étaient intégrés, comme auxiliaires, dans les armées des rois thébains unificateurs de la XVIIème dynastie (Taâ II et Khamosis) luttant contre les hyksôs qui avaient envahis l'Egypte.
Sous les règnes de Thoutmosis III et d'Amenhotep II (Nouvel Empire), ils acquièrent un nouveau statut : ils sont distincts de l'armée et du reste des agents de police. Ils interviennent particulièrement à Thèbes, la capitale, à Coptos, leur principale garnison et dans la vallée des rois pour l'encadrement (surveillance et protection) des membres de la communauté de la Tombe (les artisans de Deir el-médineh). Ils sont dirigés par un Idenou our en medjayou.
Les médjayou ont peu à peu absorbé, sans les abolir, des corps plus anciens (qui sont encore attestés).
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# Posté le mercredi 13 février 2008 09:25

momification

momification



MOMIFICATION




Les premières momies égyptiennes


Dans une vitrine du British Museum repose Ginger, entouré de ses objets personnels. Ginger, que l'on appelle ainsi à cause de ses cheveux roux, n'est pas une vraie momie. Il est mort 3100 ans av. J.-C. et a été enterré sans que l'on ait tenté de le préserver. Il n'en ai pas moins en excellent état, ses cheveux, mains et visage sont parfaitement bien conservés, plus de 5000 ans après sa mort.

On pense que c'est en voyant des corps semblables, préservés par le sable chaud, que les Egyptiens commencèrent à croire à une vie après la mort. En fait, à l'époque, on avait pris l'habitude d'enterrer les morts dans le désert au lieu de le faire dans le riche limon laissé par les crues du Nil, qu'il ne fallait pas rendre impur ou gâcher.







Les premiers Egyptiens ont probablement réalisé la préservation des corps de leurs morts en voyant des corps découverts à cause de la fouille de quelques chacals. Ils décidèrent alors de les enterrer plus dignement. Une première amélioration fut d'empiler des pierres sur les tombes afin de barrer le chemin aux chacals. Ils recouvrèrent également leurs morts de peux de bête. Plus tard, ils ajoutèrent à ces simples tombes des murs de brique.





Roman Egypte Ancienne
Men-Néfert, Roman Egypte Ancienne par l'auteur de ce site


Les premiers rois et nobles étaient drapés de lin et protégés à l'aide d'une résine, avant d'être placés dans leur tombeaux. Cependant, ces premiers essais étaient désastreux. En effet, le sarcophage, le lin et la résine protégeaient le corps du sable et de la poussière , mais n'empêchaient pas la décomposition. Les Egyptiens prirent conscience de cela en découvrant les restes de pillage et en ne découvrant alors que des os ..., d'où le désir et la volonté de protéger les défunts en les plaçant dans des tombes, mais aussi préserver le corps tout aussi bien.
Ils firent alors beaucoup d'essais et testèrent beaucoup de techniques afin de protéger au mieux les corps des défunts. Ils découvrirent enfin une méthode si efficace que leurs momies sont toujours préservées de nos jours.



Influence de l'astronomie


En expérimentant leurs techniques, on découvrit de nos jours que seuls 35 jours suffisaient au processus alors que celui-ci durait alors 70 jours. Pourquoi donc 70 jours ? La réponse se situe dans les étoiles et plus particulièrement Sirius. Cette étoile était très importante pour les Egyptiens et ils suivaient avec beaucoup d'attention chacun de ses mouvements. Son lever dans le ciel égyptien marquait ainsi le début des crues du Nil. Or, le temps d'attente entre la disparition de Sirius dans le ciel et son retour était de 70 jours. Les Egyptiens déduisirent alors de ce phénomène que le temps nécessaire entre la mort et la renaissance dans une autre vie était de 70 jours, temps donc nécessaire au processus d'embaumement.





Origines religieuses : le mythe d'Osiris

Vers 2750 av. J.-C., fin de la Période ancienne, une réforme religieuse eu lieu en Egypte, celle d'un prêtre : Imothep. C'était la réforme osirienne. La légende du dieu Osiris est la suivante :

Seth, qui incarne le mal et le désordre voulut faire disparaître Osiris, son frère représentant le Nil. Il fit fabriquer un coffre d'une extrême beauté aux mesures de son frère et le lui présenta au cours d'un banquet. Osiris entra dans le coffre, Seth l'y enferma et le jeta dans le Nil. Isis, femme et s½ur d'Osiris, déesse du mariage et de la famille, apprit la disparition de son époux et partit aussitôt à sa recherche. Elle sut que le coffre avait échoué sur le territoire de Byblos en Phénicie. Isis récupéra le coffre et fit enterrer Osiris en Egypte.

Pendant l'absence d'Isis, Seth réussit à s'emparer du cadavre et le découpa en trente-six morceaux qu'il éparpilla à travers l'Egypte. A son retour Isis découvrit la tragédie et se mit à la recherche des restes de son défunt mari. Elle parvint à tous les retrouver sauf un, le phallus, dévoré par un poisson. Elle réuni alors les fragments du corps d'Osiris t fit procéder aux onctions de Vie par Anubis, dieu des morts et conducteur des âmes représenté par un homme de tête de chacal) pour ressusciter Osiris. C'est alors que s'élevant au dessus d'Osiris en ayant pris forme d'un faucon, Isis fut fécondée et mit au monde plus tard Horus, dieu solaire.

Osiris devint alors le dieu des morts et du recommencement de vie représenté comme une momie entouré de bandelettes. Anubis, lui, devint le patron des embaumeurs.

Ce mythe montre comment la dissociation des différentes parties de l'être (la mort) peut être combattue, comment l'enveloppe charnelle peut être refaite et contenir de nouveau le souffle de la vie. Il est en quelque sorte l'exemple qu'Imothep voudrait que tout égyptien suive pour atteindre le monde divin de l'Au-delà.


En suivant donc les origines du rituel de l'embaumement, on comprend mieux comment cette pratique a pu s'installer à la fois dans les pratiques funéraires des premiers égyptiens, puis dans les pratiques religieuses officielles de tout un empire.


texte tiré de http://vignol.free.fr/origines.html














# Posté le mercredi 13 février 2008 09:17

HATCHEPSOUT

HATCHEPSOUT




LES PHARAONS/HATSCHEPSOUT
Hatshepsout, la reine pharaon

Au cours des trois millénaires de son histoire, l'Egypte n' a compté que cinq femmes pharaon. La plus célèbre est la reine Hatshepsout qui a régné 21 ans, de 1479 à 1458 av. J.-C. A la mort de son mari, elle règne au côté du nouveau pharaon Toutmosis III, son neveu et beau fils. Après 7 ans de règne, elle se proclame pharaon, à son tour, sans toutefois prendre la place de Toutmosis III.
Hatshepsout a une fille Néférourê. Elle décide alors de fonder une dynastie de femmes et songe à mettre Néférourê sur le trône.





Le dieu-faucon Horus. Détail de l'obélisque de granit rose érigé par la reine Hatchepsout à Karnak, vers 1480 avant J.-C.

















# Posté le mercredi 13 février 2008 09:02

Modifié le dimanche 01 février 2009 05:33

thoutmosis 3

thoutmosis 3
Sa c'est son SQUELETTE
Vous pouvez remarker kil lui reste pas mal de choz
Alor ke de nos JOURS il srai en poussiere !!!

# Posté le mercredi 13 février 2008 08:55

Modifié le dimanche 08 février 2009 15:50

thoutmosis 3

thoutmosis 3



Toutmosis III

A la mort de la reine Hatchepsout, Thoutmosis III qui avait été écarté du pouvoir pendant presque 20 ans monte enfin sur le trône. Ce pharaon, dont le début du règne fut brimé par les prétentions de sa belle-mère, se révèle très vite être l'un des plus grands pharaons que l'Egypte ait connu. Les talents militaires dont le roi fait preuve laissent à penser qu'il a vécu sa mise à l'écart au sein de l'armée égyptienne.

Dès son avènement, Thoutmosis doit faire face à une coalition menée par le prince de Qadesh, ville de Syrie qui se situe sur l'Oronte, et le roi du Mitanni dont le royaume se situe entre le Tigre et l'Euphrate. Le rétablissement de l'autorité égyptienne sur l'Asie va nécessiter pas moins de 17 campagnes militaires successives relatées dans les Annales de Thoutmosis III. Ces annales ont été gravées dans le temple de Karnak, sur les parois de la galerie qui entoure le saint des saints.

La première campagne a lieu en l'an 22-23. Le roi s'empare de la ville de Meggido en Palestine après 7 mois de siège, puis continue en direction du nord vers le Réténou avant de rentrer à Thèbes fêter sa grande victoire. Les peuples soumis sont assujétis à payer annuellement un tribut à l'Egypte.

Lors de la seconde campagne en l'an 24 de son règne, le pharaon remonte vers le Naharina au nord de la Syrie pour une campagne qui ressemble plus à une démonstration de force qu'à une véritable guerre.

La troisième campagne, en l'an 25, est une campagne de surveillance. Le souverain fait graver, suite à ce périple au Proche Orient, un "jardin botanique"dans une salle de Karnak où sont représentés différents spécimens de la faune et de la flore de Syrie, à l'instar de la reine Hatchepsout à Deir el-Bahari après son expédition au Pays de Pount ou du roi Niouserrê à l'Ancien Empire avec sa salle des "scènes des saisons".

Les efforts de Thoutmosis se portent ensuite sur le contrôle des ports des côtes syriennes afin de pouvoir transporter à l'avenir ses troupes par mer.

Lors de la sixième campagne, en l'an 30 de son règne, Thoutmosis décide d'en finir avec le prince de Qadesh. Il s'empare de cette ville et dévaste son territoire. Il ramène à cette occasion les fils des princes syriens comme otages pour les élever à la cour pharaonique avant de les renvoyer dans leur pays. Cette politique habile, qui deviendra une constante par la suite en Egypte, permet de former les futurs chefs indigènes suivant la culture égyptienne et d'en faire des interlocuteurs privilégiés.

La septième campagne sert à renforcer le contrôle de la côte syrienne. C'est en l'an XXXIII de son règne que Thoutmosis, lors de sa huitième campagne, atteint l'Euphrate. Une partie de l'armée du pharaon longe la côte par Gaza pendant que le reste de l'armée est acheminé par bateaux jusqu'à Byblos. Une fois réunies, les forces égyptiennes construisent de robustes barques fluviales en bois de cèdre qu'elles acheminent à travers le désert sur des chariots tirés par des b½ufs. Parvenu dans la région d'Alep, Thoutmosis repousse les forces du Mitani au-delà du grand fleuve qu'il traverse à l'aide de ses barges. Il érige sur les berges une stèle commémorative, en pays Naharina, instituant ainsi l'Euphrate comme la frontière septentrionale de l'Empire égyptien. Après avoir pacifié le nord de la Syrie, Thoutmosis manque de périr au cours d'une chasse à l'éléphant et ne doit sa vie sauve que par la prompte réaction de son entourage.

La neuvième campagne est une campagne d'inspection. Mais dès l'an XXXV, les princes du Naharina se révoltent, obligeant le roi d'Egypte à intervenir une nouvelle fois dans la région d'Alep.





Roman Egypte Ancienne
Men-Néfert, Roman Egypte Ancienne par l'auteur de ce site


Le roi entreprend chaque année de nouvelles campagnes pour pacifier la Syrie. La dix-septième campagne, en l'an XLII, est la plus importante ; c'est aussi la dernière campagne du roi déjà fort âgé. Il doit une nouvelle fois faire face à une coalition du roi de Mitani, des princes de Qadesh et de Tounip. Rapidement, les révoltés se retrouvent enfermés dans la ville de Qadesh qui ne résiste pas à l'assaut des troupes égyptiennes. La Syrie est enfin pacifiée et doit s'acquiter, comme ses voisins, d'un lourd tribut annuel envers le pharaon. L'Egypte est à l'apogée de sa puissance et impose son hégémonie pour plusieurs années au Proche-Orient.

Grand bâtisseur, Thoumosis III entreprend pendant son règne de vastes travaux à Karnak dans le sanctuaire Ipet-sout dédié à Amon-Rê. Il fait notamment graver, sur les murs du sanctuaire, des Annales qui retracent l'histoire de ses campagnes militaires. Il érige les VIe et VIIe pylônes et construit l'Akh-Menou, temple servant à la régénération du roi lors de la fête-sed.

Le roi accomplit également des travaux à Deir el-Bahari et Medinet Habou. Il fait agrandir le temple de Montou à Ermant. Il continue la décoration du temple rupestre de la déesse Pakhet à Béni Hassan. Il construit de nombreux monuments en Nubie, en Haute Egypte à Kôm Ombo, Tôd, Esna, Dendara et en Basse Egypte à Héliopolis et dans le Delta.


Thoumosis III est aussi un homme d'esprit. Il aime la botanique et la littérature. Il établit à Karnak une liste d'ancêtres (Akh-Menou) qui témoigne de sa piété et de son intérêt pour le passé. Son règne est prospère comme le prouvent la qualité et la richesse des décorations des tombes de ses sujets. Les tombes de son vizir Rekhmirê (TT 100) et du grand prêtre d'Amon Menkheperresoneb (TT86), chef des travaux du roi à Karnak, font partie des plus belles tombes du Nouvel Empire.

Deux ans avant sa mort, le roi associe à son pouvoir Amenhotep II, le fils qu'il a eu de sa première épouse Méritré-Hatchepsout II. Le roi possède une seconde épouse, la reine Aah-Sat et de nombreuses concubines dont trois belles princesses syriennes (la tombe de ces princesses fut retrouvée, avec le tresor qu'elle contenait, non loin de Deir el-Bahari en 1916 après un violent orage qui provaca un glissement de terrain).

Thoutmosis III meurt vers l'âge de 60 ans. Il est enterré dans la Vallée des Rois dans une tombe à mi-hauteur de la falaise (tombe KV 34). Lorsque Victor Loret découvre son hypogée en 1898, la tombe est pratiquement vide. La momie du grand pharaon a été déplacée dans la cachette royale de Deir el-Bahari sous la XXIIe dynastie. Les parois de la tombe sont décorées par le livre de l'Am-Douat qui décrit la vision que les égyptiens ont de l'au-delà.






























# Posté le mercredi 13 février 2008 08:53